Un enfant triste

Il y a une annonce du gouvernement du Québec dans les médias récemment qui me trouble un peu. On y montre un enfant triste et on nous recommande d’être attentif à la souffrance des enfants, ce qui en soi est bien normal. Si on est proche des enfants on ne peut manquer de les décoder lorsqu’ils sont en souffrance puisqu’ils affichent clairement leur trouble et cela de diverses façons.

Un enfant triste est affaisé, perdu, désintéressé et démotivé lorsque quelque chose ne vas pas ou lorsqu’ils est blessé. Il peut pleurer, devenir facilement colérique, mal dormir, régresser, s’isoler, s’opposer, se mutiler ou devenir violent et les manifestations aussi variées soit-elles ne trompent pas et s’observent à vue d’oeil. C’est bien de le noter et d’y être attentif mais on ne dit pas quoi faire avec cette découverte inquiétante. Le pire c’est de l’ignorer ou de ne rien faire. À partir du moment où on est en présence d’une enfant triste, il est de notre devoir d’intervenir sur le champs.

Photo de Matheus Bertelli sur Pexels.com

« Le coeur des petits enfants est un organe très sensible. Un début difficile dans la vie peut le façonner de façon anormale. Le coeur d’un enfant blessé peut se rétrécir pour toujours au point qu’il devienne rugueux comme la peau d’une une pêche. Pire, le coeur d’un tel enfant peut devenir un fardeau pénible à transporter par son corps, facilement blessé par la moindre petite chose.» Carson McCullers (traduction libre)

«The hearts of small children are delicate organs. A cruel beginning in this world can twist them into curious shapes. The heart of a hurt child can shrink so that forever afterward it is hard and pitted as the seed of a peach. Or again, the heart of such a child may fester and swell until it is a misery to carry within the body, easily chafed and hurt by the most ordinary things.»

Les causes sont multiples et elles sont surtout reliées au vécu d’un enfant et à ses relations avec l’entourage immédiat. Violences, abandons, rejets, intimidations, insécurités multiples, abus fréquents composent avec un cerveau en pleine croissance perturbant sérieusement ses mécanismes en développement de protection et de résilience autant que ses compétences exécutives. Le résultat net se traduit souvent par cette grande tristesse apparente ou cachée qu’il faut souvent deviner. Que vous soyez proches de la famille, enseignants, éducateurs, médecin ou travailleurs sociaux, vous avez l’obligation morale et éthique d’agir.

Quoi faire en voyant un enfant triste? Agir, en se rapprochant de l’enfant, l’apprivoiser sans l’envahir ni le plaindre, lui signifier que vous êtes là pour l’accompagner, l’écouter et le supporter en tout respect. Lui faire savoir que vous êtes à ses côtés, que vous souhaitez jouer avec elle ou lui, dessiner, créer, courir. Vous devenez alors un protecteur de cet enfant et s’il le souhaite, vous pouvez en parler aux proches ou le référer à une clinique capable d’aller de l’avant avec ce type de tristesse. Les centres de pédiatrie sociale ne communauté sont là pour ça de même que plusieurs groupes communautaires. Vous devenez par le fait même membre actif du cercle protecteur de l’enfant dans votre communauté.

La prochaine fois que vous verrez cette annonce, pensez agir et nous seulement découvrir.

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