Notre terre

Suite à quelques semaines de pages blanches, je me suis éveillé à la musique de midnight oil, avec des paroles de grande actualité. « How can we dance when our earth is turning» «How can we sleep while our beds are burning» «The time has come to pay the rent, to pay our share», «Let’s give it back.»

Voilà quelques mot qui portent à réfléchir et à écrire, malgré leur lourdeur. Oui il est temps de se mettre à l’oeuvre, de redonner un peu d’amour à notre «mère la terre» comme nous le rappellent les autochtones. Il est temps de réparer cette boule qui tourne maintenant sur deux roues pour le bien des générations futures.

Photo de Anna Shvets sur Pexels.com

Notre terre, c’est tout ce qui tourne autour de nous, notre environnement humain et physique, autant les personnes que les forêts, que la qualité de l’air et les aliments qui nous soutiennent. Notre terre qui tourne, c’est aussi la pollution, la destruction et les abus qu’on lui fait subir collectivement et quotidiennement depuis des décennies, avec un irrespect et une ignorance totale. Nos lits qui brûlent, c’est le produit des ravages que l’on fait subir à cette terre mal-aimée, en commençant par les incendies qui n’en finissent plus et le réchauffement continuel qui l’affecte au plus haut point.

Le grand constat de cette courte réflexion, c’est qu’il est temps d’en payer le prix dans un monde en pleine panique où les injustices sont de plus en plus grandes et où l’humanité se dégrade en vitesse grand V. Il y a cette pandémie mondiale qui nous assaille tous et toutes et qui nous rappelle notre grande fragilité. Il y a aussi toutes les catastrophes naturelles qui se répètent de plus en plus partout dans le monde. Il y a cette absence d’humanisme qui nous caractérise de plus en plus quand ce n’est pas dans notre cour. Autant de rappels qui doivent nous inciter à nous réveiller et à passer à l’action avant de tomber dans le gouffre.

Juste ici au Québec, rien ne va plus au plan de notre collectivité et de nos acquis sociaux. Nos valeurs s’effondrent à vue d’oeil. Il y a les biens nantis et il y a les autres, ceux qui ne trouvent pas de loyers abordables et salubres, ceux qui sont forcés à l’itinérance, ceux qui attendent un médecin pour les soigner et les écouter, ceux qui tombent entre deux chaises sans espoir de se relever. Nos belles institutions n’y arrivent plus, que ce soit en santé, en éducation, en services de garde. Pénurie de personnel, ras le bol généralisé et mauvaises nouvelles quotidiennes ne cessent de nous envahir et de nous rappeler que rien ne va plus.

Les enfants sont les premières victimes de ce triste méli mélo. Leurs droits sont bafoués à grande échelle. Pensons à la liste d’attente en protection de la jeunesse, aux problèmes d’accès aux soins et aux services pour ceux et celles qui nécessitent des interventions urgentes en soutien à leur développement, en santé mentale et en scolarisation adaptée à leurs besoins. Des centaines d’enfants sont «en attente» sur un parking qui n’a plus de places disponibles, à grand risque de dommages permanents. Le constat est décevant et décourageant, ces enfants sont en train d’en payer le prix, laissés à eux-mêmes.

Y a-t-il espoir d’un changement magique issu de notre imagination collective? Je pense que oui. Voilà le sens à donner à ces mots:« Let’s give it back ». Redonner de toutes les façons possibles, se recentrer sur nos valeurs, s’occuper et soigner l’autre, d’abord en s’ouvrant les yeux et en prenant conscience de l’état des lieux dans nos vies respectives. Puis, personnellement et collectivement, prendre action localement pour contribuer à améliorer notre monde. Enfin en nous libérant du superflu, de la course à l’argent et du nombrilisme dont nous sommes tous un peu porteur, le «nous en premier» ou le «pas dans ma cour» par exemple.

Passer à la simplicité et à l’entraide, redéfinir nos environnements et la qualité de notre quotidien et ne jamais oublier que nous vivons en société, dans un monde où l’équité prend tout son sens. Il y a plusieurs façons d’aider et de s’engager, par le bénévolat, le partage d’expertise, par l’écoute ou par investissement financier dans les causes qui nous touchent et bien d’autres. «Let’s give it back» pour un juste retour des choses avant qu’il ne soit trop tard. La nature peut se regénérer, pourquoi pas nous!

Photo de Akil Mazumder sur Pexels.com

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