Drôle d’état mental

Bientôt un mois de pandémie, de faux espoirs, d’inconnus et de nouvelles stressantes. Rien ne vas plus dans un monde changé, cloîtré et en attente d’une bonne nouvelle qui, on le souhaite, durera plus qu’un jour. Or les jours se suivent et se ressemblent dans une grande monotonie. Le plus inquiétant dans cette histoire, c’est le comportement des humains vivant dans une telle situation.

On est tous un peu plus inquiets mais aussi plus bourrus et impatients. Le «chacun pour soi » y trouve un terrain fertile. On vit une ère de «pas dans ma cour» extrême. L’envie, la dénonciation et le jugement rapide tiennent lieu de nouvelles valeurs. La Société est malade et la pire maladie apportée par ce virus concerne bien plus ses effets collatéraux sur l’exploitation du côté sombre des humains que sa dangerosité intrinsèque. Vous me trouvez sombre, oui un peu. Les non-dits, les coup-bas et les attaques personnelles se retrouvent de plus en plus derrière des écrans anonymes ou dans des rencontres qui lancent des rumeurs à tout vent. L’éloignement, l’absence de contact et le laissez aller à nous-mêmes créent de l’incompréhension et une certaine paranoïa systémique car plus rien n’est clair entre nous.

On se doit, comme être humain intelligent, de ramener nos valeurs fondamentales au front. Puisqu’on est en guerre autant la faire ouvertement pour une noble cause et mettre notre côté «victime» de côté. Luttons donc ensemble pour rattraper le terrain que nous avions conquis à travers les temps. De quelles valeurs parlons-nous en particulier, pour être clair? De l’AUTHENTICITÉ, de l’EMPATHIE, du RESPECT, de la DISPONIBILITÉ et de l’HUMILITÉ

Dans l’AUTHENTICITÉ, rien n’est faux et elle se manifeste par de la transparence, de la bienveillance, de la conformité, de la vérité, de la sincérité et de la profondeur. Dans cette personne entière, on retrouve l’être humain social idéal.

Le RESPECT, c’est le sentiment de considération envers autrui, celui qui permet d’accepter ses différences et ses contradictions. Il n’y aura donc pas de jugement hâtif et le seul objectif sera de développer une relation saine et absente de biais.

L’EMPATHIE, tout le contraire de l’APATHIE, c’est la capacité de joindre l’autre, de comprendre ce qu’il ou qu’elle ressent, ses pensées, ses émotions, ses particularités. Il s’agit dans ce cas d’une grande ouverture propre à une relation humaine constructive.

La DISPONIBILITÉ c’est un véritable don de soi et cette capacité d’être au service d’autrui quand il le faut et au moment opportun, sans arrière pensée et sans besoin de rétribution ou de reconnaissance.

L’HUMILITÉ vient du mot latin «humus» et permet de respecter l’organicité et la vulnérabilité des personnes et des choses. On vient tous du même sol et des mêmes racines, seul diffère notre mode de croissance personnelle lié à notre environnement. L’humilité permet de reconnaitre ses propres limites et faiblesses avant d’agir auprès d’autres êtres humains en état de besoin.

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Une fois reconnus ces grandes valeurs, on peut maintenant se permettre d’agir auprès des personnes dans le besoin et pourquoi pas les enfants d’abord, les grandes victimes de la pandémie avec nos ainés. Armés de ces grandes valeurs, nous pouvons agir librement avec eux, car un grand ménage s’impose à plusieurs niveaux. L’éducation, la santé, la protection sont à remettre en question. Les conditions de vie, l’équité, sociale, l’accès aux services de base, les places en garderie, les droits des enfants, tout est à remettre en question. Commençons maintenant sur de bonnes bases et surtout sur ls valeurs qui nous tiennent à coeur.

La peine de côtoyer la souffrance des enfants au quotidien

La souffrance humaine nous entoure sans qu’on s’en rende compte bien souvent. Il peut s’agir de nos proches, de gens du voisinage ou de personnes que l’on rencontre au travail. La souffrance a une face cachée de par sa nature même. Elle est honteuse et on n’ose pas l’afficher au grand jour de peur de déplaire, d’être jugés ou même par simple pudeur. On ne raconte pas nos faiblesses au premier venu et on se créera souvent une façade pour la dissimuler le plus possible. Elle n’est pas bien-vue. Les enfants qui la subissent n’échappent d’ailleurs pas à ce phénomène.

La souffrance prend différentes formes mais celle que je côtoie le plus dans mon travail, c’est celle qui est liée aux stress toxiques de la vie quotidienne et particulièrement celle qui est issue de différents traumatismes de vie chez un enfant et sa famille, (abandon, maltraitance, négligence, agression, intimidation, rejet). Cette forme de souffrance prend souvent racine dans les iniquités sociales, la pauvreté lourde et les difficultés de santé mentale, mais pas exclusivement. Cette souffrance est provoquée en grande partie par la société envers l’individu et non l’inverse. Il est donc difficile d’identifier un responsable et un coupable quand on a affaire à des victimes multiples dans la même famille, enfant, parent, fratrie. On peut réagir avec colère à la souffrance d’autrui, ce qui n’avance à rien. On peut cependant réussir à la prévenir et à l’apaiser si on décide de s’y mettre en équipe.

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Côtoyer la souffrance dans son travail n’est pas de tout repos. On en parle peu mais elle est source de grands questionnements pour plusieurs intervenants, de grandes peines pour d’autres et de grandes colères pour certains d’entre nous. Elle n’est pas facile à gérer au quotidien et sans apaisements, elle peut provoquer de grands drames allant de l’épuisement au suicide pour une partie d’entre nous. Policiers, ambulanciers, intervenants de la DPJ, infirmières et médecins et plusieurs autres en font souvent les frais. C’est donc un problème majeur qui est encore un peu tabou car on s’attend encore à ce que ceux qui la vivent au quotidien soient fait assez forts pour passer au travers comme par magie.

Notre mission, c’est d’apprivoiser cette souffrance et de tenter de la soulager. Je suis convaincu que chaque personne vivant ce défi, le fait par passion et par bienveillance. D’ailleurs, l’accompagnement, le respect, l’empathie et la créativité pour trouver des solutions font partie des conditions pour bien faire ce travail. Mais il y a plus, un travailleur auprès des enfants vulnérables ne doit pas se retrouver seul avec la peine. Il a besoin de temps pour décanter et décompresser, de moments d’écoute avec des pairs et d’outils pour transformer la peine en énergie. Toute ma vie, j’ai dû trouver du réconfort avec ma femme au souper le soir après une dure journée. J’ai dû faire de vélo ou du patin après les cliniques pour me recentrer l’esprit. et les émotions. J’ai aussi utilisé l’art, (la sculpture en l’occurence), pour transposer la peine en «oeuvre d’art», ce qui m’a permis de passer au travers au jour le jour. Sans ce type d’attentions et d’actions, les dérapages menacent encore chacun d’entre nous.

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Quand il s’agit d’enfants en grand état de vulnérabilité, ça devient encore plus touchant et troublant en même temps. Comment est-ce possible que des enfants tombent entre deux chaises, subissent des abus indicibles ou planifient leur suicide. Comment ne pas se trouver nous-mêmes en grande peine à leur contact, une émotion étroitement associée à notre travail au quotidien. Les deux jeunes femmes intervenantes à la DPJ qui se sont suicidée la semaine dernière se sont peux être retrouvées dans cette situation intolérable. En début de carrière, cette peine qui crée un grand vide, nous guette à tous les détours. Faisons donc en sorte que cela ne se reproduise plus, des moyens sont à notre disposition.

Une nouvelle normalité

Après avoir vécu un an de Covid, nous devons passer progressivement vers une ère de «nouvelle normalité» dans nos vies. Notre vie à tous a changé profondément, subtilement dans les derniers mois, et une autre normalité s’est déjà installée dans nos chaumières. On ne peut plus attendre passivement qu’il se passe quelque chose et que tout redevienne comme avant, comme par magie. Tant de valeurs, de croyances et de certitudes furent balayées pendant cette période difficile qu’il nous faut nous repositionner rapidement sur plusieurs niveaux pour faire avancer la société mais surtout pour préserver les valeurs qui comptent le plus pour nous.

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J’ose avancer que les enfants font partie à part entière des enjeux de cette nouvelle normalité et qu’ils en seront les premiers bénéficiaires. Ils en ont enduré, les enfants, pendant cette période. Ils ont été baillonnés, privés de leurs proches et confinés devant leurs écrans en attendant l’impossible jour après jour. On leur a coupé leurs sports, leurs sorties, leurs amis et on leur a même laissé croire qu’ils étaient dangereux pour leurs proches. Certains en ont fait des cauchemars et ont perdu toute confiance. D’autres plus marqués, ont perdu totalement leur motivation et ils ont choisi d’exister sans lien, en perte de sens et d’espoir.

Le Québec est spécialiste des grands chantiers, des commissions et des grandes consultations. C’est maintenant le temps de passer à l’action pour réparer les nombreux dégâts encourus pendant la pandémie et envisager un grand chantier de reconstruction de nos enfants. Ce chantier doit se faire dans un mode de globalité et non en mode silos pour pouvoir agir sur la trajectoire de santé et de développement de tous les enfants. Il faudra éviter une démarche pour la protection des enfants, une autre pour leur éducation, une autre sur leur petite enfance et d’autres sur leurs dépendances, leur sexualité ou le racisme dont ils sont souvent victimes. L’enfant est un humain complexe, un être à part entière, avec des besoins fondamentaux universels et cette complexité dans l’unité doit refléter notre grand chantier d’actions pour leur bien-être futur post pandémie.

La Convention internationale relative aux droits de l’enfant est un excellent outil pour servir de base à ce grand chantier moderne de réflexion et d’actions intégrées. Elle reflète l’ensemble des droits de l’enfant et correspond à l’ensemble de leurs besoins. Ainsi, elle permettra d’éviter de réfléchir sur le droit de la protection comme on s’apprête à le faire, sans prendre en compte les autres droits fondamentaux comme l’éducation, l’appartenance, les environnements favorables et l’ensemble de leurs émotions par exemple.

Le temps presse parce qu’on se retrouve déjà dans une impasse sociale, où les liens se sont globalement effacés, où la règle obligeait à rester chez soi, à se méfier et à fuir le voisin et même les proches. Je crains un retour à la normalité avec un sens social et une humanité sérieusement affaiblis avec tous les excès que cela peut engendrer. Vivement un plan pour retrouver nos sens avant que se déploie de façon anarchique cette nouvelle normalité à risque pour l’avenir des enfants.

Souffrances inutiles

Voilà un an qu’on a vu apparaître le mot Covid19. Un an que 5 lettres et 2 chiffres nous suivent partout. Un an que ces mots suscitent peurs, angoisses et désespoirs pour beaucoup d’entre nous. Les mots associés, confinements, mesures, statistiques, décès et maintenant couvre-feu nous empêchent de vivre normalement et de dormir en paix. Un an que des messages de peurs et de catastrophes défilent continuellement dans les médias et dans la prise de parole quotidienne de nos dirigeants.

Nous on veut seulement lire et entendre d’autres nouvelles, bonnes et mauvaises , mais sans lien avec Covid 19. Que se passe-t-il dans le monde actuellement, est-ce que la terre tourne encore dans le bon sens, comment l’être humain utilise-t-il sa créativité, par exemple? Mais on continue de nous imposer des images et des videos qui nous ramènent à la peur et on ne peut même pas faire skip après 5 ou 10 secondes. On nous impose des nouvelles qui nous épuisent et qui nous empêchent de nous changer les idées. J’en suis à fermer la radio et la télévision pour ne plus les entendre. De quel droit aller aussi loin dans le contrôle de nos vies?

Des enfants, des jeunes et des personnes âgées en souffrent et se posent aussi ces questions. Des épisodes entiers de leur vie leur sont volés pour ainsi dire. Pourquoi on me prive de voir mes grands parents, que je ne reverrai peux être pas? Pourquoi on me prive de voir mon proche en train de mourir au moment où ma présence est si importante? Pourquoi nous empêcher de faire du sport et des activités créatives alors qu’on peut encore magasiner dans des grandes surfaces devenues endroits de rencontres? Pourquoi nous couper de nos raisons de vivre comme êtres humains? N’y aurait-il pas d’autres façons de faire et une façon différente de nous parler et de nous engager? La plupart d’entre nous se conforment et suivent les recommandations de base. Pourquoi agir comme si on était tous coupables?

Est-ce permis???
Photo de Anna Shvets sur Pexels.com

J’en appelle donc au bon sens, au maintien de l’équilibre de vie et au respect des droits fondamentaux. Peux-t-on nous laisser vivre et survivre sans alertes ni agressions médiatiques constantes. On a compris le message, on reste alerte et on se protège, que voulez vous de plus. On est train de se tuer à petits feux, subtilement et de cela on en parle peu, malheureusement.

# faire pour qu’on aille mieux, #prendre soin de nous et de nos proches

Page blanche

Par où commencer? J’ai bien le goût d’écrire mais l’inspiration me manque. Peux-être est-ce seulement la fatigue ou autre chose. Tout vas si vite, tout devient urgence ou détresse, tout est là pour nous déstabiliser. Je ne suis ni dépressif, ni anxieux. Je continue à tenter de mener une vie normale. Je fais du sport, je me couche tôt et chaque matin, je suis heureux d’être là avec ma femme et les enfants que je vais pouvoir aider aujourd’hui.

Je suis donc privilégié mais malgré tout, l’incertitude est toujours au dessus de ma tête,. Je ne suis pas si sociable, mais la foule me manque et encore plus le contact devenu fuyant avec mes proches. L’impossibilité de prendre mes petits enfants et l’éloignement réflexe lors de nos brèves rencontres me semblent si étranges. Le réflexe freiné de se coller et de se donner un hug entre proches me déstabilise. Tous ces petits moments de douceur et d’amour me manquent énormément.

Nos repères se perdent à vitesse grand «V», nous devenons petit à petit des êtres «en quête» et centrés sur nous mêmes. On en est à se satisfaire seul pour fuir la peine ou l’agressivité, certains dansent, d’autres font ce qui reste de sports. Certains se gavent d’écran ou cultivent des herbes pour compenser, pour oublier, pour espérer. Un certain nombre vivent de la colère et peine à se contrôler. La situation est devenu critique.

L’important, c’est qu’on tienne le coup individuellement et collectivement. Cette semaine, j’ai parlé à un monsieur dans la soixantaine en phase terminale et il a tardé à me répondre parce qu’occupé à offrir des repas aux itinérants. Cela m’a plu et rassuré en même temps. Dans la même journée de clinique, deux jeunes enfants se sont lancés spontanément dans mes bras pour se faire prendre. Ça m’a comblé.

L’Important c’est donc de continuer à vivre dans la dignité et le respect des autres. La force puisée dans l’entraide est clairement une façon sûre de poursuivre notre route vers la lumière au bout du tunnel. Je souhaite à tous de se centrer sur l’entraide au quotidien. On passera ainsi plus facilement au travers, j’en suis certain.

La page n’était pas si blanche enfin de compte.

Photo de Josh Willink sur Pexels.com

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Le sport essentiel/Mandatory sport

Merci à notre ami Pierre Lavoie de toujours ramener le sport en avant plan des soins essentiels aux jeunes en cette période de grand immobilisme. Oui le Hockey, simplement, facile et adapté surtout aux besoins des garçons même si on le souhaiterait aussi aux filles bien sûr. Cela ferais une grande différence

Merci à notre amie Claudine Labelle de Filles Actives pour avoir mobilisé tant de jeunes filles à bouger dans le plaisir à l’échelle du pays. Cela fait une grosse différence.

Actuellement, nous avons besoin de nous serrer les coudes davantage et surtout auprès des jeunes en milieu plus vulnérable. Ce sont des jeunes qui vivent des stress quotidiens encore plus grands en raison de leurs conditions de vie et de l’absence de moyens pour combler leurs vides. Ils et elles souffrent en silence, leur niveau d’anxiété est élevé au possible, leur découragement est palpable et leur santé mentale et physique en prend un coup. Obésité, dépression, décrochage, consommation et dépendances de toutes sortes sont au rendez-vous. Il faut absolument nous mettre en marche pour activer ces jeunes avant la catastrophe anticipée mais déjà amorcée.

Pour notre part, en pédiatrie sociale en communauté, nous continuons les visites médicales en présence pour tenter de freiner cette détérioration, nous gardons contact avec les plus vulnérables, nous guidons et soignons les plus affectés mais nous manquons de moyens concrets à cause de limites imposées par la santé publique. Par exemple, au Garage à musique nous sommes au tiers de notre capacité, la plupart des interventions autres que médicales se faisant à distance quand c’est possible.

Pour le sport extérieur, on souhaite une plus grande ouverture puisque le respect des consignes de protection est facile à gérer. Nous envisageons donc de participer activement à la sortie des jeunes filles en milieu plus vulnérable via la marche et la course, accompagnés en petits groupes, avec mentorat et guidage. Il faut rapidement renverser la vapeur et amorcer une grande guérison et beaucoup de prévention avant qu’il ne soit trop tard. Nous le devons aux jeunes et cela fait partie de leurs droits fondamentaux et de leur avenir.

Toute initiative de cette nature devrait être partagée pour le bien de tous. #filles en course

Photo de Dominika Roseclay sur Pexels.com




Thank you to our friend Pierre Lavoie for always bringing sport to the forefront of essential care for young people at this time of great immobility. Yes Hockey, simple, easy and adapted especially to the needs of boys even if we would also wish the girls of course. That would make a big difference

Thank you to our friend Claudine Labelle of Fit spirit for mobilizing so many young girls to move in pleasure across the country. It makes a big difference.

Right now, we need to stick together with sport as a priority for young people in more vulnerable communities. These  young people are experiencing even greater daily stress because of their living conditions and the lack of means to fill their gaps. They suffer in silence, their level of anxiety is even higher, their discouragement is palpable and their mental and physical health take a hit. Obesity, depression, dropping out, consumption and addictions of all kinds are at the rendezvous. It is absolutely necessary to get these young people on the road before the anticipated disaster in their future life.

For our part, we continue the medical visits in attendance to try to curb this deterioration, we keep in touch with the most vulnerable, we guide and care the most affected but we lack concrete supportive means because of the limits imposed by public health. For example, at the Music Garage we are acting at one third of our capacity, most interventions beside medecine being done remotely, when possible.

For outdoor sport, we want more openness since compliance with protection guidelines are easy to manage and benefits greatly exceed the risks. We therefore plan to actively participate in bringing outdoors activities to young girls from more vulnerable environments through walking and running in small groups with mentors and close guidance. It is necessary to quickly turn the tide and begin a great healing and prevention process before it is too late. We owe to young people and that is part of their fundamental rights and a preservation of their future. #girlsrunning

Photo of Dominika Roseclay on Pexels.comAny initiative of this nature should be shared for the good of all. #yesIrun

Un coup de collier

On approche de l'anniversaire de la Covid et on semble se situer au même point, genre du «surplace», la surprise en moins. Il est difficile de savoir où nous en sommes et où se situe la science qu'on nous demande de suivre les yeux fermés et à qui on fait dire bien plus qu'elle ne dit elle-même. Faisons donc un petit tour de piste de cette situation anxiogène vue à travers de grandes émotions. 
Angoisse. On en vit tous plus ou moins selon nos moyens et nos conditions de vie. Il n'y a pas de grande équité dans ce constat. Ceux qui le peuvent, se mettent à la cuisine, aux loisirs permis et au travail à domicile. Ceux qui le peuvent pas, s'isolent de plus en plus, s'accrochent aux télé-réalités et aux jeux électroniques et ils se morfondent à penser aux lendemains toujours plus incertains. Les émotions des enfants se calquent alors sur celles de leurs parents. D'un côté, avec moyens, on réussit à s'apaiser en famille pour mieux passer au travers, de l'autre on se peine, on s'enrage et on perd progressivement le contrôle. Plus de détresse, plus de violence, plus de désespoir, affectent profondément un grand nombre d'enfants.
Tristesse. La perte des repères, l'isolement social, la peur de ne pas y arriver minent quotidiennement notre bien être. On se couche déprimés, on se lève déprimés. On cherche à dormir plus longtemps. On pleure facilement pour des riens et on sent la boule dans notre ventre qui grossit toujours plus. Quand la tristesse nous tient, quand rien ne vas plus, quand nos dirigeants parlent de catastrophes, il n'y a rien là pour nous réjouir. Il ne fait pas bon vivre dans la tristesse chronique. Sur ce point, fallait-il vraiment nous servir une alerte en fin de journée hier qui a fait sursauter et angoisser tout le monde un peu plus. C'en fut trop!
Découragement. Comment voir la lumière quand rien ne vas plus. Vas-t-on au moins survivre et dans quelles conditions? Chaque jour nous amène de mauvaises nouvelles et on nous avoue même être sur le point de perdre le contrôle en haut lieu. On nous répète également ad nauseam qu'on n'en sortira pas de si tôt. On se sent impuissants et le déséquilibre nous ronge. Comment ne pas se décourager? Les enfants, eux, se demandent bien ce qui adviendra de leurs écoles et de leurs amis et ils se questionnent profondément sur leur avenir.
Désespoir. C'est l'étape ultime lorsque qu'il n'y a plus d'espoir. C'est ce qui arrive à certaines personnes qui ne peuvent plus vivre dans de telles conditions, surtout ceux et celles que la vie n'a pas gâtée. C'est le bout du tunnel où plutôt la fin de la petite flamme qui devrait tous nous maintenir l'espoir. C'est le drame quand les enfants se retrouvent dans cette situation, ils ne veulent plus se développer, ils n'envisagent plus retourner à l'école et ils sentent que la porte se referme sur eux sans issues. 
Un coup de collier est donc nécessaire. La terre continue de tourner. La lumière du jour a déjà commencée à s'allonger, les bourgeons reviendront dans quelques mois, Trump a bel et bien été défait, l'amitié est plus forte que le virus et elle restera intacte, peux-être même deviendra-t-elle encore plus forte. Les bébés continuent de naître. Ce sont des certitudes, de vrais repères. L'humanité en a vu d'autres et on passera au travers, c'est une certitude. Donnons un dernier coup de collier pour souligner cet espoir. Suivons donc les règles, on s'isole, on se confine, on se couvre-feu tous ensemble et on s'occupe des voisins et des enfants car l'espoir est à nos portes. 
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2021 stop! et encore!

On échappe pas aux voeux surtout en ce matin du premier de l’an, ensoleillé, enneigé et si calme. Peux-être s’agit-il d’un présage à cette nouvelle année porteuse de tant d’espoir de revenir comme avant pour certains mais pour d’autres dont je suis, d’un renouveau de nos façons de bien vivre. Avouons qu’avant, nous étions emportés dans un tourbillon de productivité à tout prix, assez éloignés des grandes valeurs humaines et au service des plus riches assurément. L’environnement, l’équité sociale et le bien être de tous ne faisaient pas partie des grands axes de notre façon de vivre.

2021 pourrait être le reflet de la grande leçon que nous apprenons tous avec la pandémie. Repenser nos priorités, reconnaître la valeur intrinsèque de l’être humain, faciliter l’égalité des chances pour tous, surtout pour les enfants d’ailleurs, apprécier la nature et ses bienfaits sur la santé globale, construire plutôt que détruire…autant de souhaits qui devraient nous animer dès maintenant. La liste pourrait s’allonger.

Pour ma part, voilà à quoi je pense en ce début d’année nouvelle:

  • Aspirer à plus de sagesse tout en sauvegardant ma capacité de continuer à m’indigner contre les injustices faites aux enfants
  • Faire ma part pour continuer d’agir mais avec la même passion qui m’a toujours animé et mobilisé pour la cause des enfants vulnérables
  • Assurer la pérennité de notre oeuvre en m’entourant de belles âmes pour réaliser nos objectifs de supporter tous les besoins et défendre tous les droits des enfants
  • -Continuer à ne prendre rien pour acquis, malgré les succès et considérer qu’à chaque jour, il faut recommencer à faire la preuve de notre pertinence
  • Cultiver ma capacité à m’émerveiller devant la beauté et la signification des choses même les plus petites, pour en tirer des leçons de vie au quotidien
photo prise par Gilles Julien, la Beauté et la Complexité de troncs d’arbres dans la nature

Je vous souhaite à toutes et tous, un bonne réflexion sur les choses qui comptent pour une vie meilleure pour nous tous.

Souhaits partagés

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Ce que je changerais maintenant et dans les années futures, c’est clairement la place et le rôle des enfants et des jeunes dans la société. On les a longtemps considéré comme des êtres de peu d’importance dans l’Histoire et même comme des personnes de peu de valeur. On les a pourtant utilisés sans souci pour faire les travaux dont personne ne veut et même comme chair à canons, démontrant ainsi leur peu de valeur pour la société en général. Ce n’est d’ailleurs que depuis quelques dernières décennies qu’on leur a enfin attribué des droits et une certaine protection.

Concernant leurs droits, la Convention internationale relative aux droits de l’enfant ratifié en 1991 au Canada, est devenue une base plus théorique que pratique car plusieurs des droits qui y sont inscrits ne sont même pas respecter dans les faits, faute de volonté politique et faute de moyens concrets mis en place. Pour ce qui est plus spécifiquement du droit à la protection, on n’a qu’à suivre l’actualité pour se rendre compte que les mécanismes mis en place à grand renfort de budget sont loin de remplir l’objectif. On s’en est remis à l’État pour protéger nos enfants en pensant bien faire et jamais on a réussi à créer une véritable cercle protecteur pour tous les enfants dans leur milieu de vie. La mise en place des services de protection donnés en exclusivité à la DPJ, la hiérarchisation et la bureaucratie extrêmes et le travail en silos ont fini par l’emporter sur le bon sens et l’importance de la proximité pour créer un véritable cercle protecteur pour les enfants. La communauté a été exclus d’emblée sauf pour participer à la délation.

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Mon plus grand souhait dans toute cette histoire, c’est que quelque soit leur langage, leur culture ou leur statut, les enfants devront être consultés systématiquement puisqu’ils connaissent bien leurs besoins. Leur parole doit être entendu car ils savent bien de quoi ils parlent, étant les premières victimes de leurs droits bafoués. On devra les accompagner pour qu’ils puissent construire leur propre cercle protecteur avec les personnes qu’ils vont eux-mêmes choisir. Me Hélène Sioui Trudel, directrice du droit intégré à la Fondation Dr Julien en a fait une superbe démonstration en créant divers projets qui vont dans ce sens depuis quelques années. Le Cercle de l’enfant, la formation FER sur les droits, le Garage à Musique en sont des exemples flagrants. Il est impérieux de penser autrement et d’initier une vraie transformation en faveur des droits des enfants et particulièrement en protection de la jeunesse.

Oui c’est possible de mobiliser les enfants et les communautés pour assumer les actions à mettre en place pour le respect de tous les droits des enfants. Nous souhaitons ardemment mettre notre expérience et notre expertise à profit pour les changements qui s’annoncent en particulier pour développer le grand cercle protecteur des enfants. Il est temps de briser les silos et d’adapter la loi de la Protection de la jeunesse à de nouvelles réalités avec le constat d’échec actuel de ce système fermé d’une autre époque. Il faudra, par contre, faire attention de ne pas succomber à la tentation d’alimenter cette machine déjà trop grosse et quasi ingérable. Il faudra faire preuve de plus de créativité. Les enfants d’abord devra être notre devise lors de cette transformation.

En terminant, un souhait attendu depuis longtemps s’annonce en début 2021 dans le cadre du respect de tous les enfants. Le Ministre de la Santé présentera un projet de loi pour assurer aux enfants migrants l’accès complet aux services de santé et de services sociaux. On pourra ainsi fermer une page sombre d’exclusion de notre histoire récente au Québec où de enfants sans droit sont systématiquement mis de côté. Bravo Monsieur le Ministre, un grand pas en avant.

Pour finir, un jeune de 14 ans qui vit des difficultés d’apprentissage sans avoir des services adaptés, me faisait part de ses souhaits pour la nouvelle année. « Mon premier souhait, c’est de changer les écoles et mon deuxième, c’est d’avoir des professeurs plus stricts ». Quelle sagesse, quand je vous dit que les jeunes savent bien ce qu’ils veulent et ce dont ils ont besoin. On a donc du pain sur la planche en 2021!

Bonne nouvelle année 2021! #respectenfants, #enfantsd’abord

Meilleurs voeux pour 2021

Les enfants bien sûr qui devraient être notre plus belle oeuvre de l’année 2021 pour chasser le covid 19 définitivement. Ce fameux virus, il faut maintenant l’attaquer par la créativité et l’innovation auprès et avec les enfants pour le faire devenir caduque au plus tôt, pour qu’on n’en parle plus que comme une victoire.

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Pour les bébés qui illuminent notre vie, il nous faut imaginer un programme pour les rendre fiers et compétents à chaque jour de leur vie. D’abord célébrer leur entrée dans notre monde en pensée et en action. Ils sont habitués de nous rencontrer déjà masqués en salle d’accouchement et donc un peu plus ne fera pas de tort à la condition que le masque tombe rapidement dans les mois qui suivent. Dans leurs premiers mois de vie, ils peuvent se contenter du visage et de l’amour de leur deux parents à visage découvert, donc pas de presse pour la galerie. Déjà vers 4 à 6 mois, on devra se renouveler parce qu’ils auront besoin de voir l’entourage, de découvrir les sourires et les paroles des familiers particulièrement la famille et les grands parents. Vers un an et demi, ils voudront déjà rencontrer d’autres enfants pour parler, pour courir et pour créer jusqu’à la rentrée à l’école à 4 ou 5 ans. Rien de devrait empêcher ce programme de se mettre en place pour assurer leur développement global ainsi que leur bonheur.

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Maintenant à l’école, les enfants continueront d’apprendre les bonnes manières mais surtout ils débuteront leurs apprentissages pour exprimer leurs talents et découvrir le monde. Il le feront à partir de nouveaux guides, éducatrices et enseignantes particulièrement et également à visage découvert, seul moyen de comprendre les règles sociales et l’expression et le contrôle des émotions. Il sera nécessaire de créer une cohérence et une continuité éducatives dans le plus grand respect de leurs capacités et avec tous les moyens nécessaires selon leurs besoins. Il ne faudra pas oublier l’importance de soutenir la créativité des enfants toujours prête à s’exprimer. Voilà déjà une amorce d’une belle réforme éducative provoquée par la Covid tant détestée.

Photo de Dominika Roseclay sur Pexels.com

Pour les sportifs dans l’âme, ceux qui ne peuvent pas s’en priver comme les TDAH, les colériques et les impulsifs mais aussi pour uniquement le besoin de bouger propre à presque tous les enfants, on inscrira le sport comme outil incontournable de bien être à chaque jour sinon à chaque période d’apprentissage. Le sport prendra plusieurs formes, individuel, en équipe, en période définie comme l’éducation physique mais aussi sous forme douce comme l’exercice de la pleine conscience insérée à chaque heure d’apprentissage, en alternance. Pour une heure de cours par exemple, une demi heure ou 15 minutes de bougeotte. La mémorisation sera plus facile, l’anxiété baissera d’un cran et la rétention de l’information sera plus présente. Leur but alors sera de réussir.

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Pour les adolescents, on leur doit de les laisser s’exprimer par l’art et la culture ainsi que par le sport pour ceux et celles qui le désirent. Il faut au plus tôt leur fournir des repères et des mentors pour leur permettre de s »épanouir avant de passer à la vie adulte. Il leur faut croire en l’avenir dès maintenant et ce devra être un programme articulé par eux, seuls capables de bien le définir. On les a maintenu dans l’obscurité, on leur a intimé de prendre leurs responsabilités, on a porté atteinte à leur appartenance aux amis et on leur a signifié des messages contradictoires. Heureux mélange pour qu’ils n’en suivent aucun…

Ils son ceux qui souffrent le plus du confinement alors qu’ils ne peuvent pas exprimer leur réflexion, qu’ils n’ont personne avec qui échanger et qu’ils n’ont pas la possibilité de faire leurs expériences rebelles nécessaires à leur positionnement dans la société. Il ne reste donc pour plusieurs d’entre eux qu’à s’isoler, se mettre en retrait, developper la peur du futur et brasser des idées noires.

Les ados doivent vite retrouver leur vitalité même celle qui dérange car leur lumière risque de s’éteindre pour longtemps. Il est urgent de les mettre en contact avec des repères et des mentors pour tester leur jugement et les mettre à l’épreuve. J’en vois plusieurs en ces jours difficiles et je vous confirme que si vous leur porter attention, ils commenceront à s’illuminer. Ils pourront ainsi se définir comme être à part entière en pleine connaissance de cause, avant d’entrer trop brusquement dans le monde adulte.

C’est vraiment les souhaits qui me tiennent le plus à coeur pour 2021. Joignez le groupe au plus tôt pour retenir votre place pour les enfants.

#respectenfants