Le vélo ou rien…

Il y avait longtemps que je n’avais pas pris mon vélo pour aller travailler. C’était mon plaisir et mon moment de décompression privilégié pendant plusieurs années, cela me permettait de bien m’oxygéner le matin avant la clinique et le soir, au retour, cela me donnait la chance d’évacuer les peines, les colères et les souffrances d’enfants que je partage toute la journée.

Il ya deux ou trois ans, j’avais décidé d’abandonner ce moyen de transport surtout à cause du danger qu’il représentait dû aux conflits continus avec les autos et les autobus qui ne se gênaient jamais pour nous coincer aux coins de rue ou de carrément nous couper la route à la moindre occasion. Lors du dernier trajet ayant contribué à ma décision, au moins deux risques majeurs m’avaient fait réfléchir pour protéger ma vie. Le jeu n’en valait pas la chandelle. C’est donc avec tristesse que j’avais mis fin à ma ballade à vélo quotidienne.

Or mardi dernier, la température était idéale, pas de vent, pas de pluie et un petit brouillard enveloppant. Je sautai donc sur mon vélo pour un grand retour. Ce n’était pas pour faire plaisir à notre mairesse, ni pour me prouver que j’étais encore apte comme plusieurs de nos jeunes collègues. Bien sûr, le nouveau projet de mobilité de la Ville, le développement accéléré des pistes cyclables et le désir de faire ma part pour l’environnement avaient inconsciemment joué en faveur de ce nouveau départ.

Ce fut une expérience atroce. Cette fois-ci, ce n’était pas à cause des conducteurs de véhicules qui d’ailleurs sont très peu nombreux au centre-ville. Tout était relié à la fameuse mobilité que j’appelle maintenant le projet de l’immobilité crasse. Au centre-ville, des trous partout, des indications contradictoires ou absentes, des cul-de-sac de construction presque partout, des fins de piste non annoncés. En vélo, le danger est total et la frustration à son maximum. En arrivant dans Hochelaga, surprise, trois rues parallèles fermées et donc impossible de tourner à droite de la rue Ontario à Lafontaine.

Je ne ferai plus de vélo à Montréal. Je suggère que vous gardiez votre vélo attaché et prêt à rouler en campagne ou dans les parcs lorsque permis. Évitez Montréal et sa fausse mobilité pour sauvegarder votre santé et votre vie.

Photo de Tony sur Pexels.com

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