Notre gros bon sens

Avons-nous perdu notre gros bon sens, en ces temps difficiles — cette force de base qui justement nous a façonnés comme peuple et qui nous a permis de survivre à plusieurs moments dans l’histoire ? Si c’est le cas, alors pauvres de nous!

Photo de Gustavo Fring sur Pexels.com

Je me suis vraiment questionné, ces derniers jours, sur la réaction des gens quant aux règles officielles de distanciation. Une fillette de 9 ans m’a parlé de ce qui se passe dans sa classe actuellement. Tous les matins, le prof sort son gallon à mesurer pour s’assurer que des élèves malveillants n’ont pas abusé du deux mètres. À la toilette, celle du milieu ne doit pas être utilisée, malgré ses enceintes et son isolement relatif. On respecte le deux mètres ou non ? La petite me regarda du coin de l’œil avec une mimique révélant son analyse de l’aberration de ces mesures.

Dans un autre quartier, un jeune enfant s’est approché de trop près de la surveillante dans la cour de l’école. Jugeant que l’enfant contrevenait aux règles de protection, il a été jugé devant toute sa classe, puis expulsé sur le champ.

Allons-nous trop loin avec toutes ces règles de distanciation imposées sans jugement ? Des pédiatres de partout se révèlent et commencent à s’exprimer publiquement, et plus particulièrement ceux et celles œuvrant dans les hôpitaux. Enfin, on entend leurs voix, celle de la science et de l’expérience terrain. On le répète : les règles ne semblent pas tenir compte du gros bon sens.

De mon côté, je constate que la population en-dehors de Montréal a décidé d’en prendre et d’en laisser, préférant leur jugement à l’application aveugle de règles rigides. Ils savent forcément se protéger et protéger les autres. Je dois dire que je me suis senti un peu bizarre, lorsque je suis entré dans un commerce, en m’apprêtant à porter mon masque, comme je le fais à Montréal. Or, très peu de personnes en portaient un. Ni les clients ni les préposés au gel et aux paniers qu’ils désinfectaient avec beaucoup de professionnalisme, dois-je admettre, ne voyaient l’utilité de le porter.

Comme plusieurs d’entre vous, je ne m’y retrouve plus dans toutes ces directives et ces règles à suivre. Il faut dire, à ma décharge, qu’elles continuent de changer de jour en jour. J’hésite à continuer d’écouter les nouvelles, parce que le mot Covid commence à m’irriter sérieusement, surtout quand je vois toutes les aberrations qui y sont associées.

En quelque mois, on est en train de créer un Nouveau Monde asocial et distancié. Que restera-t-il de nos racines, de nos attachements et de notre capacité d’empathie si nécessaire à la paix et à l’entraide universelle ?

La vraie vie suit son cours. On pourra tenter de lui mettre des limites et de la régulariser tant qu’on peut. J’espère que le gros bon sang continuera de prédominer, pour notre bien-être collectif, même en période de pandémie.

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