Enfants sur pause : prise deux

C’est le tout début de la nouvelle année 2022 et déjà tous les enfants se retrouvent encore en isolement et à distance de leurs liens sociaux fondamentaux. Remarquez que nous les adultes, sommes tout autant en mauvaise posture sociale au moment où j’écris ces lignes mais mon propos touche surtout les enfants en tant que pédiatre.

Photo de Elina Fairytale sur Pexels.com

Pour les enfants, il s’agit d’un autre traumatisme qui s’ajoute à beaucoup d’autres en peu de temps, quelques mois à peine. Or on sait pertinemment que les poly-traumas sont toxiques pour eux. Cela veut dire une nouvelle phase d’anxiété, un risque élevé d’isolement excessif avec les substances et les écrans et une possible détresse psychologique.

L’être humain s’adapte évidemment, mais il y a toujours un point d’éclatement ou de non-retour où les séquelles l’emportent sur l’espoir et où le découragement ouvre la voie à l’inertie et à l’abandon. Nous sommes clairement au bord de l’éclatement en ce début d’année qui n’augure rien de bon pour les jeunes.

 Encore une fois l’incohérence dans les mesures et leurs timing, le manque de données claires et validées et des décisions qui semblent improvisées viennent compléter le tableau. À qui peut-on vraiment faire confiance à l’heure actuelle? À quelles solutions à moyen et long terme pouvons-nous nous rattacher pour tenter de soulager les souffrances sociales et psychologiques qui reprennent le dessus? Quoi dire à nos jeunes?

Une nouvelle forme de « vie normale » va clairement voir le jour mais il est difficile de prévoir si elle sera meilleure ou pire. Cela dépend de nous tous, de quelles valeurs nous allons pouvoir conserver et de la meilleure façon de survivre aux changements incontournables qui nous attendent. La future

« vie normale » commence dès maintenant. Elle requiert des actions et des engagements clairs de notre part.

 Le pire serait de continuer de vivre dans la passivité et dans la docilité et d’accepter la crise de désinformation que nous subissons actuellement et qui a déjà trop durée. La peur et la panique ne sont jamais bonnes conseillères et elles ne servent aucunement l’intérêt supérieur des personnes et surtout pas celle des enfants.

Le mieux serait de continuer de se protéger contre un virus incertain même avec des mesures imparfaites mais en restant alertes et critiques. Il faudra mieux s’informer sur les différents enjeux et risques mondiaux (le virus en un de plusieurs) avec des personnes significatives et rigoureuses, tout en restant ouverts mais sans naïveté, envers tous ceux qui veulent notre bien.

Il ne faut pas hésiter à en discuter avec les enfants et les jeunes pour qu’ils se sentent partie prenante de toute cette histoire qu’ils n’ont certes pas méritée. Nous devons aussi retrouver une vision globale de la chose et considérer la forêt plutôt que juste l’arbre devant nous si nous voulons y arriver.

 Et puisque les mots sont si puissants, pourquoi ne pas commencer par rendre des mots caducs en évitant de les prononcer dans notre entourage. Et si par malheur on s’oubliait et que les mots tabous sortent quand même, pourquoi ne pas verser deux dollars à une bonne cause pour chaque manquement. Ce sera notre première action significative et bienfaitrice pour le cœur de chacun de nous.

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