Créer la peur et la maintenir…

Nous n’avons pas peur! Nous essayons de vivre avec un nouveau risque, un virus en l’occurence qui menace et qui tue de façon indéniable. Nous vivons avec beaucoup de risques depuis toujours et nous n’avons pas peur puisque nous nos sommes habitués à gérer ces risques. Un accident imprévisible, une maladie subite ou une catastrophe naturelle nous pendent toujours au bout du nez. Cette capacité de composer avec des risques multiples fait partie de notre quotidien qu’on le veuille ou pas et on finit toujours par vivre le moment présent et à oublier les risques qui sont les mêmes pour chacun d’entre nous. À ce titre, nous sommes tous vulnérables et égaux.

Photo de Nandhu Kumar sur Pexels.com

Note société évolue et les découvertes scientifiques, les nouveaux médicaments et je dirais même les miracles de la médecine nous placent dans une position qui contribue à éliminer la peur de ce qui peut nous arriver. C’est bien ainsi parce que vivre dans la crainte et la peur du pire scénario n’est pas une option viable. Mieux vaut nous fier à notre bonne étoile et aux mesures préventives pour minimiser les risques. La peur se tiendra alors plus loin de nous.

Ce qui me déplait dans la gestion de ce nouveau risque, c’est le sentiment qu’on se sert de la peur pour nous amener à suivre les règles de la santé publique comme si nous étions des imbéciles incapables de s’adapter à un nouveau risque que la science n’avait pas prévue et n’a pas vu venir. La science est belle et bien en train de trouver des solutions pour nous sortir de cette impasse, nous devrions donc pouvoir mettre la peur de côté.

Ce que je déplore c’est qu’on se sert de la peur pour nous contraindre à se conformer au lieu de faire appel à notre résilience et à notre jugement. On a l’impression qu’on souhaite entretenir une peur insensée et contre productive pour nous garder en otage au nom du bien commun.

Je souhaite qu’on cesse de nous infantiliser et qu’on fasse appel à notre intelligence commune et à notre capacité à s’adapter à une nouveau risque qui s’ajoute aux risques déjà nombreux qui composent notre vie et avec lesquels nous savons composer. Cessons de faire appel à la peur qui risque encore plus que le virus de nous tuer comme être humain et comme communauté responsable, sans parler des traumatismes majeurs qu’on observe chez les enfants .

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