Un vide d’enfants

Nous sommes en relâche et rien ne va plus. Ce devrait être un moment privilégié pour le repos bien sûr mais aussi pour prendre du temps précieux avec nos proches. Ce n’est pas le cas, c’est même interdit et l’avenir n’est pas plus reluisant à court terme et moyen terme du moins. De deux semaines en deux semaines, ça va même de mal en pis! Il n’est pas question de nier l’existence et la virulence du virus, loin de là. Il est question cependant de notre bien-être et de nos relations humaines normales et essentielles, surtout celles avec nos proches.

On ne semble pas se préoccuper du risque d’une véritable maladie sociale qui se construit petit à petit à mesure que s’allonge la liste des restrictions et des empêchements de se rencontrer. Les interdits sont partout et personne ne comprend vraiment leurs pertinence et leur application dans les détails. On se rencontre, on se rencontre pas, à un, à deux, à quatre, dehors, en dedans, en mouvement, sans feu extérieur, avec ou sans nourriture(sans parler du popcorn), de face ou de dos. Personne ne s’y retrouve et tous craignent de devenir hors-la-loi ou paria en trop voulant vivre un peu plus normalement. Voir nos enfants, nos petits enfants et nos aînés devient passible d’amendes salées, de rejets et de honte!

Le bon sens, les valeurs humaines et le sens des responsabilités sont désormais exclus des gestes permis. On vous crois chers décideurs et on sait que vous voulez notre bien mais est-ce à vous seuls que reviens le droit de contrôler notre vie de a à z et de 20h à 5h du matin en particulier. On ne vous sens pas non plus capable de nous traiter en adulte sans nous infantiliser avec vos bonnes paroles. C’est ici que le bat blesse le plus puisque sachez que nous sommes mâtures, responsables et prêts à se faire vacciner pour le bien de tous..

Pour ma part, le pire c’est cette rupture majeure de contact avec mes petits enfants. C’est sûrement le cas pour tous les grand papa et grand maman du Québec et je pense que c’est injuste. J’ai honte de ne pas pouvoir les voir changer et grandir depuis un an déjà. J’ai mal de me sentir coupable quand je triche un peu. Je suis désespéré de ne pas pouvoir tenir mes promesses envers eux, pandémie oblige selon les experts. Désolé, je ne peux pas non plus repousser les enfants quand ils se jettent dans mes bras en clinique. Suis-je vraiment hors normes?

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